Généalogie;

Généalogie (détails)

GENEALOGIE (détails)

Visuel genealogie

Texte communiqué par Thomas Paulmier destiné à aider les participants à se familiariser avec cette discipline.

 

Comment commencer votre généalogie : Partez du bon ancêtre !

 

Partez du plus ancien ancêtre dont vous connaissez le prénom et nom, ainsi que la date (ou époque) et lieu (commune) de décès.

Il s'agira généralement de votre grand-père ou de votre arrière-grand-père (en fait du grand-père du dernier vivant).

Pour bien apprendre la technique, choisissez parmi les familles dont vous descendez – entre celles de votre père, de votre mère et de vos grands-parents – une lignée ne présentant pas de difficulté majeure ou qui vous mettrait en situation particulière.

Choisissez une lignée également « proche » de vous au plan géographique, originaire de votre région de résidence ou de séjour, ou encore d'un département dont les archives sont disponibles en ligne.

Vous vous efforcerez ainsi d'éviter – du moins dans un premier temps – les cas particuliers :

  • les ancêtres étrangers et ceux nés hors de France métropolitaine

  • les enfants naturels et les enfants trouvés et adoptés

  • les Parisiens

  • les ancêtres protestants

  • les ancêtres juifs

  • les ancêtres nobles

Les Parisiens

Les archives de l'état civil antérieures à 1860, y compris les registres paroissiaux, ayant disparu en 1871 dans l'incendie de l'Hôtel de ville par les Communards, on devra recourir, en complément de l'état civil reconstitué, à d'autres sources (archives notariales, Enregistrement…).

 

Comment commencer votre généalogie : Allez au bon endroit !

 

Sauf exception, on ne commence pas sa généalogie sur Internet, mais directement sur les archives, et d'abord sur les registres d'état civil, qui sont conservés à la fois dans les mairies et aux Archives départementales.

Le débutant ne doit aller ni aux Archives nationales, ni à la Bibliothèque nationale de France, mais dans une mairie ou un dépôt d'archives, où il consultera les registres de l'état civil d'une commune précise, à condition d'avoir un point d'ancrage pour commencer son enquête (ce point d'encrage sera généralement une date et un lieu de décès, de mariage ou de naissance).

Attention : sauf exception, les recherches généalogiques ne se font pas par correspondance, en écrivant dans les mairies ou aux Archives départementales.

Les Archives départementales

Les Archives départementales sont des services dépendant des conseils généraux.

On en compte donc un dans chaque département, généralement au chef-lieu.

Ce service public est ouvert à tous et d'accès gratuit. Les horaires d'ouverture et conditions de travail peuvent cependant varier d'un dépôt à l'autre.

On y trouvera entre autres les archives de l'état civil et celles des notaires, ainsi que d'autres documents, comme recensements, archives notariales, archives fiscales, sachant que tous y sont

La moitié de ces dépôts proposent des archives consultables en ligne.

 

Comment commencer votre généalogie : Exploitez la bonne source !

 

Le généalogiste va à la fois mener une enquête, au travers des archives, et faire œuvre d'historien. Il va donc devoir exploiter des documents divers, qu'il devra connaître, afin de savoir choisir celui dans lequel il pourra trouver l'information recherchée. Il pourra ainsi utiliser :

  • les registres de l'état civil

  • les archives des notaires

  • d'autres sources

Les registres de l'état civil

Créé en 1793, l'état civil est tenu par chaque mairie en double exemplaire. Ses registres contiennent essentiellement – mélangés ou non – des actes de naissances, mariages et décès.

Dès 1803, ils ont été assortis de tables annuelles et surtout de tables décennales alphabétiques – ou abécédaires, qui constituent un outil capital, permettant de rechercher les actes.

Tous ces documents sont librement communicables : sans délai pour ceux de décès, et au-delà de 75 ans pour les autres.

Avant 1793, on travaillera sur les registres paroissiaux, réunissant actes de baptêmes, mariages et sépultures. Tenus eux aussi en double à partir de 1667, et qui sont parfois plus anciens.

Les registres d'état civil et paroissiaux sont en principe conservés dans les mairies et/ou aux Archives départementales où ils sont consultables gratuitement. Il n'est en revanche pas possible de demander aux personnels des mairies ou des Archives d'effectuer des recherches à votre place.

Sachez que certains dépôts d'Archives départementales proposent des archives numérisées en ligne, généralement d'accès totalement gratuit.

Actes de naissances, mariages et décès

Chaque acte contient différentes informations, qui seront autant d'indices à exploiter lors de votre recherche, pour ricocher d'acte en acte.

Les actes de naissance seront en fait les moins importants, pour remonter une filiation. On leur préférera ceux de mariage, qui indiqueront date et lieu de naissance et filiation et ceux de décès, donnant en principe les filiations, les lieux de naissance et les dates de naissance ou plus souvent les âges (parfois approximatifs).

Les registres paroissiaux

Tenus en principe en double exemplaire (à partir de 1667), ils sont parfois plus anciens et peuvent remonter jusqu'à la fin du XVIe siècle. On y trouvera des actes de baptêmesbénédictions nuptiales et sépultures, au contenu plus ou moins riche et détaillé. Ils sont dépourvus de tables, ce qui oblige à lire tous les actes !

Les tables décennales

À côté de tables annuelles, on trouve des tables décennales, tenues, elle aussi, en double exemplaire, qui ont été soit intégrées aux registres soit reliées séparément.

Instaurées en principe en 1803, elles portent sur des périodes de dix ans (1803-1812, 1813-1822...) et ont souvent été longtemps plus abécédaires qu'alphabétiques, les patronymes y étant seulement classés par lettre initiale, et ce n'est généralement qu'à partir de 1913 que celles des mariages ont prévu les entrées alphabétiques aux deux noms des époux.

Les archives des notaires

Versées en principe en série D des Archives départementales, on y trouvera notamment :

  • les contrats de mariage, autrefois de règle dans tous les milieux, permettront de palier des lacunes d'état civil et parfois de remonter au-delà des sources classiques

  • les testaments, nous plaçant au cœur des mentalités d'autrefois

  • les inventaires après décès, qui vous décriront notamment la maison et le mobilier de vos ancêtres

  • divers actes (baux, ventes, partages…)

Les autres sources

Selon les cas et les situations, vous pourrez également travailler sur :

  • les recensements, précieux aussi bien en cas de blocage dans une généalogie ascendante que descendante.

  • les archives diocésaines, précieuses en cas de lacunes d'état civil et dans certains cas de blocages en recherches ascendantes.

  • les déclarations de successions : un des seuls documents permettant de savoir ce qu'un couple avait eu comme enfants

  • les listes électorales, précieuses dans divers cas de blocages, tant en recherches ascendantes que descendantes.

  • le cadastre, surtout utile en cas de blocages en recherches descendantes.

  • les archives judiciaires, renseignant sur la vie quotidienne et sociale de nos ancêtres

  • les archives fiscales, surtout utiles pour situer des ancêtres au plan socio-économique (étaient-ils riches ou pauvres ?)

  • les archives militaires (les seuls documents à fournir des descriptions physiques).

    Pour les ancêtres Poilus, pensez au site Internet Mémoire des hommes.

     

     

Contenu des actes de naissance

  • nom et prénom(s) du nouveau-né,

  • date, heure et lieu de naissance,

  • noms et prénoms, professions, état matrimonial (mariés ou non) des parents, avec leurs âges, remplacés à partir de 1922 par leurs date et lieu de naissance,

  • identités des déclarants et témoins.

Mentions marginales :

  • reconnaissance et légitimation,

  • R.C. (= Répertoire civil : majeurs sous tutelle ou curatelle),

  • depuis 1897, date et lieu des mariages et divorces, avec les nom et prénoms du ou des conjoint(s),

  • depuis 1945, date et lieu du décès.

     

Contenu des actes de mariage

Ils indiquent pour chaque époux :

  • nom, prénom(s), profession et domicile,

  • date et son lieu de naissance,

  • filiation, avec précision éventuelle du prédécès des parents,

  • situation matrimoniale (veuf ou divorcé),

  • à partir de 1850, référence d'un éventuel contrat de mariage,

  • identités (noms, prénoms, professions) et autrefois âges et éventuels liens de parenté des témoins,

  • parfois, une légitimation (déclaration par laquelle un des époux ou les deux déclarent légitimer un enfant naturel né avant le mariage) ?

    Mention marginale : divorce (date et tribunal).

     

Contenu des actes de décès

  • date et lieu du décès,

  • nom et prénom(s) du défunt, ses professions et domicile,

  • statut matrimonial (veuf, époux ou divorcé et de qui),

  • filiation, avec précision du prédécès des parents,

  • date et lieu de naissance.

    Attention : ces deux dernières rubriques, qui n'ont été obligatoires qu'à partir de 1823, étaient souvent mal renseignées, lorsque les déclarants étaient mal informés.

     

Contenu des actes de baptême

  • dates de naissance et de baptême,

  • nom et prénom(s) du nouveau-né,

  • noms, prénoms, domicile et professions des parents,

  • identités des parrains et marraines (noms, prénoms, éventuellement professions et domiciles, liens de parenté).

     

Contenu des actes de bénédiction nuptiale

Ils ont beaucoup varié. Jusque vers 1660-70, ils se bornent souvent à énoncer les noms et prénoms des époux, pour indiquer ensuite :

  • leur filiation (avec également la mention des éventuels prédécès éventuels des parents),

  • l'identité des quatre témoins requis, avec professions, domiciles et liens de parenté.

  •  

Contenu des actes de sépulture

Extrêmement sommaire, ils se bornent à indiquer :

  • date et lieu de décès et d'inhumation,

  • nom et prénom du décédé, profession, âge (souvent très approximatif !),

  • identités des témoins (avec professions, domicile et liens de parenté).

Ils n'indiquent pratiquement jamais ni filiation ni lieu de naissance.

 

Comment commencer votre généalogie : Suivez la bonne méthode !

 

Procédez selon 3 étapes !

1) Faîtes une petite enquête préliminaire, elle vous fera presque toujours gagner beaucoup de temps !

  • Inventoriez les papiers de famille, sans oublier les faire-part et les photographies de famille.

  • Interrogez les membres de votre famille – surtout les doyens, et cela sans attendre !

2) Identifiez le plus ancien ancêtre connu, l'ancêtre dont vous connaissez les lieux et date (ou année) de décès, et écrivez à la mairie de son lieu de décès, pour demander une copie de son acte de décès (n'oubliez pas de joindre une enveloppe timbrée à vos nom et adresse). Cet acte de décès vous apprendra :

  • date et lieu de naissance de cet ancêtre

  • les noms et prénoms de ses parents

3) Ecrivez alors, de même, à la mairie de son lieu de naissance, pour lui demander une copie de son acte de naissance.

Cet acte de naissance ne vous dira pas où sont nés ses parents, se contentant d'indiquer leurs âges. C'est là que la recherche proprement dite va commencer.

Concrètement : la "bonne méthode"

Devant un acte de naissance n'indiquant pas les dates et lieux de naissance des parents de l'enfant, ne vous découragez pas ! Vous êtes en situation tout à fait normale, puisque ce n'est qu'à partir de 1922 que cette information a été prise en compte.

En fait, c'est ici que vos recherches à proprement parler vont commencer. Pour savoir où et quand est né le père de l'enfant, il vous faut le rechercher, en suivant la bonne méthode.

Evitez l'erreur fatale que commet tout débutant, consistant à rechercher l'acte de naissance du père dans la commune où est né le fils.

Pour remonter le temps, oubliez les actes de naissance : ce sont les moins importants !

Préférez ceux de mariages et de décès, et commencez par rechercher, dans la commune où est né l'enfant, l'acte de mariage de ses parents. Recherchez-le dans les années précédant la naissance et en fonction de l'âge des parents, en utilisant les tables décennales. Grâce à ces tables, la recherche d'un acte est facile et rapide.

Si vous trouvez cet acte, il vous dira où et quand votre ancêtre était né et de qui il était le fils. Si vous ne le trouvez pas, cherchez un autre acte ou un autre document pouvant vous l'apprendre : acte de décès du père, recensement, liste électorale…

Telle est la méthode de base, qui se répètera à chaque nouvelle génération, vous faisant ainsi ricocher d'un acte à un autre.

Quelques principes à connaître

La mémoire familiale est généralement courte et peu fiable : elle peut se tromper ou avoir involontairement déformé certains souvenirs. On se méfiera aussi de certaines « légendes » (on aurait des ancêtres nobles ; on aurait perdu une particule ; la famille serait d'origine étrangère), qui peuvent induire en erreur et que les recherches feront souvent tomber.

Jusqu'au début du XXe siècle, les noms de famille n'avaient pas d'orthographe : dans un seul et même acte, une même personne pouvait voir le sien orthographié de deux à trois façons différentes : Dupont et Dupond ; Houdard et Oudart ; Delaplace, Laplace et Place… Vous pouvez donc parfaitement être cousin proche avec un homonyme, dont le nom s'orthographie différemment du vôtre ! Ni la particule ni le blason ne sont des preuves de noblesse :

  • bien des familles nobles n'ont jamais eu de particules,

  • la plupart des familles aisées ajoutaient autrefois à leur nom celui d'une terre, relié par la préposition « de », sans pour autant avoir été anoblies,

  • sous Louis XIV, on avait enregistré des blasons pour beaucoup de familles aisées.

  • Gene

  •   Registres paroissiaux + état civil 
      Registres d'état civil ou de catholicité XIXe siècle +/- tables décennales 
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